Djalal al-Dîn Rûmî
Né le 30 septembre 1207, le fondateur de l’ordre des derviches tourneurs, poète, mystique et sage. Rûmî dictait son poème, en tout lieu, à toute heure du jour ou de la nuit, et son compagnon Celebi le transcrivait. Il composera un chef-d’oeuvre “Le Mesnevi” qui réuni dans ses vingt-quatre mille distiques toutes les notions de sagesse. L’Islam tout entier fut marqué par cet ouvrage (la langue d’origine est le persan).
Après la disparition de Rûmî, en 1273, ses descendants lui succédèrent. Ce fut le début d’une véritable dynastie spirituelle et d’une éclosion de nombreuses confréries qui, par centaines, se propagèrent dans le monde musulman et dans tout l’empire ottoman.
Le soufisme fut souvent décrié pour son penchant pour les arts et tenu à l’écart par l’Islam orthodoxe. Ce fut le prétexte d’innombrables querelles et Rûmî, du fait de l’importance qu’il donnait à la musique, fut l’un des plus critiqués.
Mais pour Rûmî, s’anéantir dans la splendeur divine exigeait la musique et la danse, seuls moyens pour l’homme, disait-il, de renaître debout dans le mouvement du monde. |
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Idries Shah
Né le 16 juin 1924 en Inde, d’un père indo-afghan et d’une mère écossaise, cet auteur et poète de la tradition soufie a été décrit “comme le chercheur le plus important dans l’adaptation de la pensée spirituelle classique au monde moderne”. Ces livres se sont vendus dans le monde entier à plus de 15 millions d’exemplaires dans 12 langues.
On comptait parmi ses amis et associés des soldats, des scientifiques, des artistes, des auteurs, des penseurs, des hommes d’affaires, des êtres accomplis, des célébrités, des rois et des reines. Les écrits d’Idries Shah ont considérablement accru la connaissance des enseignements soufis en Occident. Il a eu une influence profonde sur plusieurs intellectuels, notamment Doris Lessing. Sa définition du Soufisme était ouverte dans le sens où il pensait que le Soufisme avait précédé l’Islam et ne dépendait pas uniquement du Coran, mais que sa source, sa portée et sa pertinence étaient universelles. Il soutenait l’idée que les enseignements spirituels devaient être présentés sous des formes et en des termes familiers à la communauté où ils doivent prendre racine. Il pensait que l’on devait donner aux étudiants un travail en fonction de leurs capacités individuelles et rejeter les systèmes qui appliquent les mêmes exercices à tous. Dans son propre travail, il a utilisé des histoires-enseignements. |